Les musiques les plus pratiquées en Haïti, selon une enquête

Une enquête réalisée par une association haïtienne fait état des musiques les plus pratiquées en Haïti. Les musiques urbaines qui comprennent le rap et le rabòday sont en tête de liste, selon les résultats.

Ayiti Mizik, Association Haïtienne des Professionnels de la musique qui rassemble une palette d’acteurs de l’industrie, a publié le rapport de la « Cartographie de l’industrie haïtienne de la musique » qui s’est déroulé d’avril 2016 à juillet 2017. Les résultats de plusieurs enquêtes de terrain menées dans 6 départements du pays. Les conclusions tirées des 1 520 questionnaires validés, des 15 interviews réalisées avec des « personnes-ressources » du secteur sont les suivantes : réparties par genres, les musiques les plus pratiquées en Haïti sont la musique urbaine (rap, reggae, rabòday, raga, électronique, rock) qui représente un taux de 29%, le compas, 14% et la musique évangélique/gospel, 13%.

Les musiques traditionnelles (vodou, rara) et la musique classique arrivent en quatrième position avec 7%. Chanson (pop, variétés) : 5%. Jazz : 4%. Musique racine et troubadours : 2%. L’étude, financée par l’Unesco (Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la santé), à travers le Fond International pour la Diversité Culturelle de l’Unesco, s’est penchée sur tous les métiers de l’industrie musicale : métiers de la création, de la production, de la promotion et de la diffusion.

L’approche des enquêteurs se voulait être multiple et englobe tous les aspects du domaine musical. Elle s’appuie sur des faits techniques, prend en compte le texte socio-économique « en dégradation continue » dans lequel évoluent ces professionnels de la musique dont « 70% de leur revenu proviennent du live (bals, concerts, prestations carnavalesques, festivals). »

Dans son état actuel, l’industrie haïtienne de la musique ne permet pas à la majorité des artistes de faire valoir leur talent et de gagner leur vie. Il y a peu d’opportunités économiques par rapport à la quantité du talent. La majorité des créateurs doivent financer eux-mêmes leurs activités », a mentionné l’étude qui rapporte « que 57% des professionnels de la musique ont, au moins, le baccalauréat et ont fréquenté l’université, tandis que 39% ont un niveau de cycle secondaire ». Source:LoopHaiti.com

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